Alice du fromage

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vendredi 29 août 2025

Ecritures

C'est le week-end. Je suis en retard pour tout. J'ai une AG demain et, puisque je suis trésorière, un adhérent me harcèle pour avoir le journal des écritures. Au début je le lui aurais spontanément donné (transparence quand tu nous tiens) mais il a tant insisté de façon si désagréable que je finis par trouver cela bizarre: de toute ma vie associative — qui remonte à mes douze ans — je n'ai jamais rencontré d'AG où l'on distribuait l'ensemble des écritures.

Bref, j'ai fini par lui répondre que je les amenais demain et qu'il pourrait les feuilleter sur place.

Maintenant il faut que je les imprime.

jeudi 28 août 2025

Hôtel

Après une choucroute de la mer à l'Européen juste devant la gare de Lyon, nous allons prendre le train vers vingt heures trente.

C'est un bordel sans nom, tous les trains sont bloqués depuis cinq heures. Des cables ont été volés sur la voie, je ne sais pas exactement où.

Grands voyageurs et banlieusards errent, valises et poussettes d'enfants.

Nous attendons avec un peu d'espoir, deux trains pour Moret sont annoncés "à l'heure" pour 21h16 et 21h46. Puis dix minutes de retard, vingt minutes… Ça sent l'annulation. Et je suppose que nous n'aurons droit qu'à une seule rame au bout du quai, dans laquelle il va falloir entrer les passagers de quatre à cinq trains habituels.

— On prend un Uber?
— Ça coûte combien?
— 80, 90.
— A ce prix-là, on tente la chambre d'hôtel.

J'ai appelé l'hôtel où j'ai réservé une chambre pour octobre prochain après le concert de Sting: «nous arrivons dans vingt minutes».
A notre arrivée, le réceptionniste se renseigne: «Il y a un problème de train? Depuis que vous avez réservé, j'ai eu trois autres appels».

Le plus désagréable est de n'avoir aucun linge de rechange. Et pas de peigne. Une douche et au lit.

mercredi 27 août 2025

Télétravail

Journée interrompue à cinq heures pour aller choisir des échantillons de tissu pour les canapés. Chou blanc, il n'y avait pas d'échantillons. Nous irons donc à la halle St Pierre choisir ce qui nous plaît (dont nous n'avons pas une idée nette, d'où la nécessité de voir et toucher).

Attirés par les sièges divins (larges, neufs, inclinables), nous avons échoué au cinéma de Montereau pour voir Pris au piège - Caught stealing. Qu'en dire? pas si pire. Ne le choisissez pas volontairement, mais si vous devez choisir entre des films qui ne vous font pas envie, prenez celui-ci. Le problème de tous ces films moyens, c'est le rythme: il y a des idées, du suspens, mais aussi des longueurs et des incohérences qui mettent à rude épreuve la suspension d'incrédulité la plus bienveillante.

Puis couscous à deux pas. Nous avons dîné à une table proche de celle de six personnes de l'actuelle équipe municipale. Au fur à mesure de l'avancée du repas, les récriminations se faisaient plus nombreuses.

Je viens de m'inscrire pour une nouvelle année de grec (j'ai beaucoup hésité).

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Actualités internationales : pour la première fois, Xi Jiping a envoyé une lettre de félicitation pour la fête de l'indépendance ukrainienne (ce qui ne l'a pas empêché de recevoir Poutine quelques heures plus tard).
H. me parle du thorium chinois. Si la Chine utilise des énérgies propres, toute la planète en bénéficiera.

mardi 26 août 2025

Mangas, montre, glace

Découvert que les tomes 16 et 17 de Bucket list sont sortis. Je les ai achetés en même temps que les trois premiers tomes destinés à être offerts (librairie MCBD rue Taillandiers, je fais de la pub).
Je les ai lus trop vite, ils sont finis ce soir. J'ai découvert à cette occasion le mont Aso et surtout le cèdre Jomon Suji que j'inscris aussitôt sur ma propre bucket list de la mort à venir. C'est tout de même étonnant que les mangas donnent tant de précisions sur le Japon: les Japonais n'apprennent-ils pas cela à l'école? Ou y a-t-il résolument la décision d'écrire pour des lecteurs étrangers, quitte à ennuyer/étonner les lecteurs autochtones?

Fait ajuster à mon bras le bracelet métallique de la montre de H. — qui est désormais mienne (horloger Passage des chantiers).

Commandé un comic introuvable sur un site australien. Reste à savoir si le livre sera effectivement disponible et envoyé.

A six heures, mangé une coupe Impératrice Sophie (framboise, litchee, rose) chez Raimo dans le 12e.

Rentrés par le train de 21h16. Comme toujours, seule la rame avant est accessible et les (futurs) passagers sprintent en remontant le quai pour ne pas rater leur train. La rame est pleine.

PS : j'ai fait une recherche sur les perruques sur chatGPT: Dvora K semble ce que je cherche.

lundi 25 août 2025

Mou si mou

Retour au bureau la tête ailleurs (la tête nulle part, en fait). J'ai tout oublié. Je refais le planning pour laisser les salariés en télétravail le 10 septembre.
Une demi-heure d'abdos le midi.

Parce que je songe à l'offrir à ma sœur, j'ai repris le tome 1 de Bucket list of the Dead. C'est un pari risqué. Tant de gens de notre génération plissent le nez devant les mangas.

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Actualités : Bayrou met son siège en jeu le 8 septembre. S'il n'obtient pas la confiance, je me demande qui sera apte à et volontaire pour le remplacer.

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Tard le soir, téléphoné longuement à Annie (est-il possible de téléphoner brièvement à Annie?)
Elle songe à une retraite progressive. Je lui fais part de mes prédictions et recommandations: bien profiter de l'instant présent car dieu sait ce que l'avenir nous réserve. La logique voudrait que d'ici quelques années les pensions de retraite diminuent comme en Grèce.
Nous évoquons la civilisation du non-emploi (IA, robots) qui se profile: comment nos contemporains vont-ils trouver à s'occuper? Quels loisirs dans une société inculte? Du pain et des jeux, c'est la seule solution rapide à mettre en place. Nous sommes déjà bien avancés dans cette voie.

lundi 18 août 2025

Cœur lourd

A quoi servent les blogs? à parler de ce dont on ne veut pas parler aux personnes autour de soi, pour des raisons variées.

Dans le cas présent, je ne veux pas faire peur; mais aussi je sais que mon chagrin ne serait pas compris.
(«— Tu les connaissais? — Non» («Alors pourquoi es-tu triste?» ne serait pas prononcé mais pensé. Je le pense moi-même.))

Trois accidents, six morts en deux jours, dans le monde des vélivoles. Je ne les connais pas, mais c'est un tout petit monde, deux instructeurs morts parmi les six, je suis sûre qu'au club certains ont perdu un ami ou une connaissance.

A l'un des derniers briefings, peu après la catastrophe aérienne en Inde, on nous avait encore alertés: «les accidents arrivent par vague; en ce moment il y en a beaucoup, soyez prudents, appliquez les consignes, n'oubliez pas vos check-lists, refusez la pression de l'urgence.»

L'un des accidents est une autorotation (vrille) pendant une phase de l'atterrissage. Je me souviens de la colère de T.:«Tu m'as fait un virage à plat en base! Tu ne refais jamais ça, c'est comme ça qu'on se tue!» (comprendre: un virage dissymétrique, sans orienter le nez du planeur dans la direction de la courbe. Nos planeurs-école sont peu sensibles à ces erreurs, mais avec un planeur plus fin, on part en vrille. Et en phase d'atterrissage — près du sol, donc — ce n'est pas rattrapable).

vendredi 8 août 2025

Couleur

Soudain, une révélation : olive, la couleur à la mode, est en fait couleur feuille d'olivier.

mardi 5 août 2025

De Dolomieu à Apt

Nuit difficile : la VMC fait un bruit d'enfer et si l'on ouvre la fenêtre, le compresseur du voisin (mais que fait-il avec des bouteilles de gaz d'un mètre quatre-vingt?) lui fait écho. Je mets deux boules quiès et je dors en regrettant le silence que j'avais imaginé ici.

Nous avons décidé de rouler un maximum aujourd'hui pour être tranquilles demain. Autoroute pour dépasser Grenoble, puis routes de montagne, de nouveau Higelin, je nomme mes photos — activité futile et inutile puisque j'ai découvert que la recherche dans mes fichiers se fait désormais sur le contenu des photos indépendamment de leur titre: si je tape "papillon", je vois non seulement remonter toutes les photos contenant un papillon, mais aussi une photo de Delon en nœud papillon, entouré de Paul Newman et Marlon Brandon.
Mais j'aime bien. Donner un titre à chaque photo permet de choisir celles que j'envoie rejoindre mon bric-à-brac de témoignages sur l'époque et souvenirs plus personnels. Je supprime les autres.

Conversations diverses, cours sur la PAC (pompe à chaleur) dont H. est un fervent défenseur: «tu vois, un radiateur, tu chauffes une résistance et tu disperses l'énergie. Chauffer, ça coûte. Alors qu'avec une PAC, tu échanges des calories: tu les prends à un endroit pour les mettre à un autre. Tu échanges, tu ne crées pas. C'est beaucoup moins coûteux en énergie; le rendement est bien meilleur.»
Pourquoi pas, mais la PAC de nos voisins fait du bruit la nuit.

Déjeuner à Aspres-sur-Buëch «Chez les papa's» (je recommande) où nous découvrons les ravioles frites de Champsaur. Le restaurant vient de rouvrir, c'est un beau projet et un pari un peu fou. Encore un morceau d'autoroute (champêtre, très peu autoroute) au niveau de Sisteron avant de sortir vers Forcalquier. La Durance est haute, plus haute que dans mon souvenir du printemps, et la végétation étonnamment verte.

Arrivée à l'hôtel vers quatre heures. Sieste et farniente, sentiment étrange d'avoir le temps — de n'avoir rien à faire — ça n'arrive jamais. Repas sur place, pieds dans la piscine trop froide pour se baigner («pas Bretagne froid, c'est juste le contraste»). Je m'installe sur un transat, j'y reste jusqu'à la nuit, jusqu'aux premiers moustiques.

Je consulte Wikipedia pour avoir la liste des albums d'Higelin. Pas trace du disque blanc, vinyles blancs de lait prêtés par Jacqueline circa 1987. J'apprends avec effroi la maladie dont il est mort, un mélange démoniaque de Parkinson et Alzheimer.

J'ai quatre cartes à écrire, par qui commençé-je?

lundi 4 août 2025

Une basilique et un monastère

10:01. C'est ce qu'indique mon téléphone quand j'ouvre les yeux. Je ne les crois pas, d'ailleurs: est-il possible que mon téléphone se trompe? est-il possible qu'il y ait un bug? Où puis-je confirmer cette information incroyable? Je secoue H. «Debout, il est dix heures, on ne va plus pouvoir petit déjeuner». Je ne sais plus quelle est la dernière fois où nous nous sommes réveillés si tard. Nos grasses mat' atteignent péniblement neuf heures une ou deux fois par an. Organismes calés sur les horaires de boulot.

Délicieux petit déjeuner (servi jusqu'à dix heures, mais nous sommes accueillis avec le sourire), moins de variété (pas d'omelette à base de poudre ou de salade de fruits issue de conserve) mais des produits frais (des abricots mûrs, enfin!) et des recettes maison, cakes et marmelades. Plus tard, une serveuse paraîtra soulagée d'entendre nos compliments: «ça fait plaisir, des clients nous reprochent de ne pas avoir assez de choix».
Je ne comprends pas les gens, numéro trente-quatre mille deux cent cinquante-six.
Pour info, c'est gay friendly, renseignement sans doute intéressant à Paray-le-Monial.

En route pour la basilique. C'est bizarre, je ne reconnais rien, la topographie n'est pas la bonne: où sont les vallons, la montagne?
Il me faudra un petit moment pour comprendre que lorsque H. a dit «Paray-le-Monial», j'ai visualisé Vézelay. Il y avait quelque chose qui ne collait pas, le nom de l'église ne correspondait pas — mais c'était une gêne inconsciente, indéfinie. Ce n'est que sur place que j'ai compris: le nom aurait dû être Marie-Madeleine.
Bref, je suis à Paray-le-Monial, entre déception (je voulais cette fois prendre le temps d'une visite guidée de Vézelay) et curiosité (je ne suis jamais venue à Paray-le-Monial). Je pense que ce qui m'a trompée, c'est de partir de Bourges et non de Paris. Tous mes repères sont faux de deux cents kilomètres trop au nord.

Qu'à cela ne tienne. Visite de la ville en attendant la fin de la messe. Nous avons l'œil critique de visiteurs à la recherche d'idées pour leur propre ville (les élections municipales ne sont pas loin). Nous sommes impressionnés par un raffinement de détails comme des panneaux cloués au sol à l'horizontale (eau non potable, interdit de monter sur la balustrade) et non à la verticale sur un poteau, des boîtes aux lettres basses pour ne pas dépasser des murets, d'immenses jeux d'enfants à l'ombre — et de façon générale par la gestion de l'afflux des pélerins (en même temps, il est plus facile de gérer des cathos en pélerinage que les participants d'une rave party). Nous contemplons les places (qu'est-ce qu'une place sans fontaine?), le pavage, la propreté. Je me rends compte que la saleté de mon quartier parisien me pèse, je m'extasie devant la moindre rue nette. Plus tard je vérifierai le nom du maire: un LR bien LR, contre le mariage gay, à l'origine de plusieurs scandales de crèches en mairie. Mais enfin, maire de Paray-le-Monial, what did you expect?

Visite de l'église, aussi sobre à l'intérieur qu'à l'extérieur. Si vous le souhaitez, vous pouvez participer au finacement de l'orgue.

Pas de repas, petit déjeuner trop tardif, mais ce genre de décision innocente pour tous a des conséquences pour un diabétique. Direction le monastère de Brou, traversée de la Bourgogne puis de la vallée du Rhône. Cette destination aurait dû entrainer une visite à ma sœur (je ne suis pas allée chez elle depuis vingt-cinq ans — elle est venue chez moi il y a vingt ans) mais elle n'est pas chez elle.

Nous visitons le monastère de Brou pressés par le temps car nous avons cru comprendre qu'il fermait ses portes à 17h30; en réalité nous aurions pu rester une demi-heure de plus. Je suis tombée amoureuse de Marguerite d'Autriche (quelle femme! quel destin!); je regrette de ne pas avoir photographié son arbre généaloqique (c'était compliqué: un mur entier, il fallait du recul, il y avait des visiteurs).
En revanche, avec malice et en songeant à un certain nombre d'amis, j'ai photographié les sculptures disposées dans le cloître et leur présentation (LTM, Lingua Tertii Millennii).

Jérémy Gobé, Antropocène, Témoins Jérémy Gobé, Antropocène, Témoins Jérémy Gobé, Antropocène, Témoins


Une exposition présente une série de peintures hollandaises sur Dymphne, une sainte dont je n'avais jamais entendu parler. Elle est une source du conte Peau d'Âne dont je me rends compte que j'avais occulté la dimension incestueuse du début — sans doute parce que j'ai entendu le conte bien avant d'avoir une notion de sexualité.

Nous réservons pour le soir une chambre à Dolomieu, loin des axes fréquentés.

dimanche 3 août 2025

Papal

Déjeuner chez mes parents, nous prenons notre temps, et donc arrivée tardive chez ma tante aux environs de Bourges. Conversation à bâtons rompus dont je retiens cet élément essentiel: il est possible que je sois apparentée au pape (nananère, bique bisque bisque rage, et pas vous), nous avions une cousine éloignée qui s'appelait Prévost.

les origines bérichonnes du pape Léon XIV


(Rappel : vous pouvez ouvrir la photo dans un onglet à part pour l'agrandir à votre aise.)
Ma tante paraît embarassée par mon enthousiasme et tente de le modérer: « Prévost, c'est très commun; c'est très peu probable.» Mais rien à faire, ça me fait rire, le pape est mon cousin.

Nous repartons vite, très vite, trop vite; nous devons être à Paray-le-Monial ce soir. J'ai honte, elle est seule, elle et sa sœur sont malades de solitude. Entre l'anniversaire sans bougie d'hier et cette fuite, je suis extrêmement mal à l'aise.

Campagne de France, champs militaires, nous dînons à Decize près d'un bras mort de la Loire et arrivons dans la nuit à Paray-le-Monial. J'ai repris le podcast sur Higelin que j'avais écouté en allant à l'enterrement de Didier. Je veux le faire découvrir à Hervé. Il y a des passages entiers que je n'ai pas entendu la première fois, sans doute à cause de mes passagers blablacar.

lundi 21 juillet 2025

Lundi

Il pleut. Je surveille avec fascination la pluie sur l'appli(cation) RainToday.
Cours d'abdo à midi. Je sors du métro sous l'averse, mon livre est mouillé.
H. reste à Paris avec un collègue. Je dîne dans le train d'un paquet de chips en lisant Faulkner. Je m'endors.
Quand je rentre, la chatte descend voir qui est là. Elle sort prudemment dans le jardin, rentre rapidement, disparaît à l'étage.

Parce que c'est le dernier jour où il passe, je regarde Problemos. Ce n'est pas très bon en tant que film, mais impressionnant en terme de satire. Cela me renforce dans l'idée que les zadistes et wokistes sont les hippies contemporains.

dimanche 20 juillet 2025

Ménage

Les enfants passent ce soir déposer leur chatte avant de partir en vacances. Elle est marrante, petite, curieuse et distante.
Comme ils vont dormir au dernier étage, je passe l'après-midi à y faire le ménage. Coup de chance, avec le temps qu'il fait, dormir sous les toits devient possible. Dès qu'il fait beau, la température monte au-delà de trente.
O. m'a amené la suite de One Piece. «Le meilleur arc», me dit-il. Je suis triste, cela veut dire que tous les autres seront moins bons.
Spritz et soufflé au fromage (je réussis très bien le soufflé au fromage).

samedi 19 juillet 2025

Mauvais temps

Vent, pluie, nuages, en quantité suffisante pour bâcher la journée de planeur. La semaine s'annonce mauvaise pour la compétition des 8JF. J'ai laissé des boules de pétanque au club, les pilotes qui dorment une semaine sur place vont avoir besoin de s'occuper.

Accompli des petites tâches toujours remises à plus tard (montre chez l'horloger, rendez-vous pour la révision de la voiture, achat de chaussures pour H., demande d'une facture au fromager, recherche d'une façade pour le lave-vaisselle (nu depuis 2021)). Cela devrait être satisfaisant mais ne fait que donner une conscience plus aigüe de tout ce qui reste à faire par ailleurs.

vendredi 18 juillet 2025

Sieste

Coiffeur près du bureau. Je m'assoupis plusieurs fois pendant que la jeune fille / jeune femme (très jolie, elles sont toutes très jolies dans ce salon) blanchit mes racines à l'aide d'un pinceau (mixture blanche destinée à brunir et teinter et résister à l'eau et au soleil, vive la chimie).

L'opération achevée, elle me propose: «Vous voulez passer au bac? Il n'y a personne, vous pourrez dormir.»
Et c'est ainsi que j'ai dormi la tête en arrière, la nuque appuyée sur le lavabo, une demi-heure ou trois quart d'heure, le temps de pause du produit.

En sortant je suis passée à la bibliothèque chercher Alger. Lettre de colère et d'espoir à mes compatriotes de Boualem Sansal que j'avais réservé quelques jours plus tôt.
Je continue Absalon! Absalon! C'est fantastique.

jeudi 17 juillet 2025

Résumé

Dans les vestiaire, une jeune Américaine enfile une jolie robe bleu ciel à la jupe évasée, neud à la taille.

— C'est rare qu'on voit autant de tissu ici! s'exclame une autre.

mercredi 16 juillet 2025

Temps de travail

Bayrou propose de faire sauter deux jours fériés, ce qui, comme l'a remarqué je ne sais qui, est une habile manœuvre: tout occupé à protester, plus personne ne s'occupe du fond des propositions. (C'est drôle, je n'avais jamais pris conscience que le budget N+1 était présenté à l'été N. C'était si tôt que cela, les autres années?)

Il me semblerait normal de faire disparaître tout ce qui est chrétien (parce que ça suffit, l'hypocrisie qui consiste à bouffer du curé mais à profiter des jours fériés): et hop, disparus, l'Ascension, l'Assomption (quoi qu'il en soit personne ne les distingue), le lundi de Pâques, le bordel du lundi de Pentecôte et la Toussaint.
Ça aurait aussi l'avantage de diminuer les ponts du mois de mai et juin. Aujourd'hui l'école et la vie en général s'arrêtent à Pâques pour reprendre en septembre. C'est la course contre la montre pour réussir à boucler les programmes ou les projets avant que tout le monde ne s'éparpille pour solder ses congés (en mai) puis prendre ses vacances (l'été).
On garderait Noël (la grande fête du consumérisme) et on ajouterait une fête juive et une fête musulmane, à choisir avec les personnes concernées.
Moins cinq plus deux: trois jours en moins.

Quand je pense que certains disent encore que le travail est une valeur de gauche. C'était vrai après la Révolution, quand l'oisiveté était une marque de l'aristocratie (voir Le bal de Sceaux de Balzac). Aujourd'hui (ou depuis cent ans, depuis le Front populaire), la valeur de gauche, du moins en France, c'est le temps libre. Avec les robots et l'IA, ça va devenir atteignable. Reste à savoir ce que fera la population de ce temps libre. «Recreational riots» en Irlande du Nord, n'est-ce pas ce que nous avons vécu en juin 2023 en France? Le futur va être très intéressant. Flippant, mais intéressant, curieux.

Par ailleurs, et pour continuer dans le politiquement incorrect, j'ai découvert par hasard qu'au Danemark, l'âge de départ à la retraite est revu tous les cinq ans depuis 2006 et indexé sur la durée de vie: il vient de passer à 70 ans pour les personnes nées après 1970. Rien à faire, ça me donne une envie de rire sardonique.
Cependant, j'ai un gros doute sur la mise en pratique de ce genre de décision: il faudrait que le regard des employeurs sur les salariés de plus de cinquante ans change entièrement. Sans compter l'IA et les robots cités plus haut.
Hum. J'entrevois plusieurs scénarios de SF possibles, assez différents les uns des autres.

mardi 15 juillet 2025

Chiche !

J'adore les Bic 4 couleurs, tous les prétextes sont bons pour en acheter et en offrir: anniversaires, visites, rencontres, etc. Je suis donc abonnée à leur newsletter.
La dernière, en plus de produits célébrant l'OM, proposait trois stylos particulièrement affreux:

trois Bic 4 couleurs kebab, pizza, MacDo

Comment une idée aussi atroce avait-elle pu naître dans la tête d'un type?
Quelques recherches plus tard, tout s'éclairait:
L’arroseur arrosé : c’est l’histoire de BIC qui a publié le 1er avril dernier un post sur Instagram annonçant un stylo 4 Couleurs édition spéciale kebab : le KEBIC. Ce poisson d'avril s'est transformé en défi lancé par BIC: si le post atteint les 30 000 likes, il sort pour de vrai. Un challenge plus qu'atteint avec + de 118 000 likes en quelques jours et une demande massive. Face à cet engouement, le KeBIC est devenu réalité !
Je suis curieuse de voir combien ils vont en vendre.

dimanche 13 juillet 2025

Sortie estivale

Journée chez belle-maman. Nous avons prévu de l'emmener au restaurant sans lui demander son avis, pour lui éviter de refuser. Elle se plaint de s'ennuyer mais refuse toute distraction, tout effort, sans que je comprenne si c'est par paresse ou par honte d'être maladroite. Nous passons une journée assez agréable. H ne veut plus y aller seul: «quand tu es là, elle fait un effort. Si je viens seul, elle se laisse aller.»

La N4 est fermée. Nous faisons un détour par le nord entre Châlons et Sézanne. Les routes sont désertes, match de foot oblige (PSG en finale de la coupe du monde des clubs contre Chelsea. Même H qui ne suit pas le foot me tient informée depuis plusieurs semaines: «Tu te rends compte, ils ont gagné contre le Bayern avec neuf joueurs; ils ont douze victoires consécutives contre des clubs européens; ils ont écrasé le Real». Ce qui me surprend, c'est surtout de découvrir H intarissable sur un sujet pareil). Je songe aux mairies qui ont prévu leur feu d'artifice ce soir. Difficile concurrence.

— Tu veux écouter la radio? J'adore le foot à la radio.
— Non non. On n'entend rien avec le bruit de la voiture.

Vers la nuit, quand le match est sans doute terminé, je devine que le PSG a perdu rien qu'à la façon dont conduisent les conducteurs.

mardi 24 juin 2025

AG

Journée en AG. Pas assez de petits fours. Tout est voté, donc je vais avoir du travail dans les six mois, avec une chance que la structure survive à trois ans (oui, oui, nous en sommes là. J'ai l'impression d'être sur un navire par gros temps. Je songe souvent à Conrad.)

Gemma en terrasse. Nous bitchons sur les passants et passantes. Tatouages et chaussures, sujets principaux. Maigreur, parfois effrayante.
A côté de nous, un bellâtre mufle insupportable; le gros Américain paisible qui a mangé deux part de lasagnes en lisant Stephen King a failli lui mettre un pain.
Recommandation des blogs de self-help américains: dont't be judgemental. Je ne suis pas les recommandations des blogs de self-help américains.

lundi 23 juin 2025

Salon

Journée à tenir un stand dans le gymnase d'une ville de l'Essonne avec deux salariés. C'est un exercice nouveau pour nous puisque MaSociété ne commercialisait que par bouche à oreilles.
La municipalité nous avait conseillé de venir à trois; c'était largement surévalué. Ce fut malgré tout une journée agréable du point de vue team building.

Le soir, j'ai ramené chez elle l'une des salariés qui habite le long de l'Yonne. C'est celle qui est le moins intégrée: elle n'arrive pas à travailler en équipe. Elle n'aime pas ça, elle ne sait pas faire. C'est compliqué avec les autres.
Promenade tranquille en roadster dans le département en cours de moissonnage, fraîcheur de la forêt. Je l'ai fait un peu exprès: je me demande ce qu'elle va raconter, si elle va raconter quelque chose — et si j'en aurai vent (sans doute, mais bien plus tard).

Le soir, nouveau restaurant à Fontainebleau (il a fallu trouver un restaurant ouvert le lundi soir): L'écailler du château (vieux restaurant: nouveau pour nous). Demi homard et profiterole, j'avais besoin de me réconforter après cette journée étrange. Je remets cette photo que j'adore, sortie au moment de l'affaire de Rugy: eh bien ce soir, tout à fait ça.

affaire de Rugy - Homard m'a yonnaise


dimanche 22 juin 2025

MisaTango de Martin Palmieri

Exception ce dimanche: remontée à Paris pour aller écouter Philippe([s] de l'escalier, pour ceux qui se souviennent) qui chantait la Misa Tango dans la cathédrale des Arméniens.

Solistes et quintette à cordes en première partie (Julie Alcaraz, soprano; Lucas Belkhiri, pianiste; Andrea Terra, bandonéon; avec le chef et ténor Florian Pereira) pour des mélodies sud-américaines, puis la MisaTango (ici un teaser. Je changerai le lien le moment venu).
Belle messe, très entraînante. J'aime beaucoup le bandonéon, je regrette d'avoir été trop loin pour le voir. Le public retient son souffle dans l'ambiance surchauffée de l'église. Deux écoles, ceux qui applaudissent entre les morceaux de la messe et ceux qui s'abstienne. Je n'ai pas réussi à déterminer ce qu'attendait le chef.

Après le concert, pot rue place Patrice Chéreau (mort en 2013. Comme le temps passe), dans une conformation proche des Cruchons (moins Aline qui a quitté Paris: nous lui envoyons un selfie). Nous parlons trains, RER, boulot et harcèlement moral. J'évoque Le Bal de Sceaux et Laurent nous apprend drôlement qu'une plaque dans Sceaux affiche «Balzac, auteur du Bal de Sceaux». Patrick évoque le Puy du fou qu'il vient de visiter (et les bouchons à la sortie du Puy du fou). Bref, pressés par des horaires de trains, nous balayons le plus vite possible le champ de la vie de chacun en nous promettant de nous revoir.

Gare de Lyon. Le train a un quart d'heure de retard. J'apprends qu'il n'y a plus de train pour Montargis et que deux trains ont été supprimés.
Je serai assise, mais il y a énormément de monde, qui essaie de se rapprocher de Melun ou de Moret. Il paraît qu'à Melun il y a des bus pour Montargis.

vendredi 20 juin 2025

Les nouveaux codes de la pudeur

Cours de barre au sol. A vrai dire, je ne sais pas exactement ce que c'est. Je pensais que nous aurions à manipuler une sorte de manche à balai pour faire des assouplissements, mais en fait non. Cela ne m'a pas paru si différent du cours de pilates, sauf que le prof utilise des expressions de danse («les bras en seconde position») sans rien expliquer, comme s'il était évident que tout le monde sache ce que c'est (non).
Toujours les mêmes mouvements diaboliques qui n'ont l'air de rien et finissent par devenir insoutenables.

Le plus inattendu, ce sont les vestiaires. La plupart des cours sont des cours de danse aux noms étranges («Sexy chocolat» ou «Bachata Fusion»: mais qu'est-ce que c'est?) Il y a de nombreux cours de Pole dance, et aussi des cours de «Heels», danse sur talons très hauts, talons de drag queen. Je regrette de ne pas entendre le rythme, car «Heels», ça m'aurait plu, ça m'aurait fait rire.
Pour ces cours, les filles revêtent des tenues dont quelqu'un avec mon éducation et mes complexes n'aurait jamais rêvé: des trucs en dentelle, des machins transparents ou à trous ou en filet, découvrant un maximum de lingerie minimaliste.

Mais le plus surprenant, pour moi habituée des vestiaires de filles où l'on se met à poil et se douche et se change sans en faire un sujet, c'est qu'alors qu'elles se promènent avec un souffle de tissu sur elles, elles s'enferment dans les toilettes pour s'habiller et se déshabiller. Jamais elles ne se montrent nues, jamais elles ne changent de soutifs dans le vestiaire-même. Je découvre avec stupeur qu'elles portent deux slips: sous le slip ajouré en dentelle, elles portent un slip couleur chair destiné à donner l'illusion de la nudité.
Ce sont donc des jeunes femmes qui ne supportent pas d'être nues, même entre elles dans un lieu clos; mais qui jouent à le paraître en public.
Je ne comprends pas du tout.

mardi 17 juin 2025

Compliment

— Tu fais très bien les glaçons.

lundi 16 juin 2025

Fast food africain

Très mal dormi — trop dormi hier — sans doute pas assez fatiguée. Journée maussade. Je suis triste sans cause.

A midi, Entrée des entrepreneurs rue des Francs-Bourgeois pour acheter un ruban destiné à remplacer la ceinture perdue mercredi dernier. Le Marais est décidément un beau quartier. Il faudra que je revienne ici cet hiver pour acheter les pulls qui me manquent.

Le soir, nous testons un Fast food africain que j'avais repéré il y a quelques semaines en face de la gare de Lyon: AfriCallFood. Je recommande pour les grosses faims: c'est bon et copieux.

dimanche 15 juin 2025

Rétro

Dans la perspective de faire un cadeau d'anniversaire à mon père, je suis partie à la recherche d'une Fiat 124 coupé que j'avais autrefois (une dizaine d'années?) trouvée à louer dans le Loiret.
Je n'ai pas réussi à la retrouver, mais j'ai trouvé un site de location de voitures rétro qui me fait rêver.
Cela m'a permis aussi de constater que nous pourrions louer facilement une berline contemporaine pour un week-end en cas de besoin.

Ça va m'amuser de tester.

Sinon, à ma grande surprise, H. a évoqué la possibilité d'acheter un kangoo ou un berlingo d'occasion. Ça m'a étonnée car c'est le genre de voitures qui m'amuse (on enlève les sièges arrière, on met un matelas et je peux dormir en diagonale: un micro camping-car) mais qui n'est pas du tout son genre.
Ou n'était pas. Ou était et je ne le savais pas. Trente-huit ans ensemble et j'en découvre en permanence.

samedi 14 juin 2025

Transition écologique

Violents orages cette nuit, de ceux que je préfère : suffisamment loin pour ne pas s'inquiéter (trois kilomètres), suffisemment proches pour que chaque éclair éclaire comme en plein jour.

Lu une heure à la fraîche, vers six heures, rendormie, lever neuf heures, planeur onze heures. Atmosphère tropicale, chaude et humide, nuages bizarres, nous ne sommes que deux élèves, pas de pilotes (j'aurais dû me douter que ce n'était pas volable: les bons jours, dix pilotes sont inscrits), l'instructeur rechigne à déranger le pilote remorqueur pour deux vols: journée annulée, je ramène Mickaël et son vélo pliable à la gare, renseigne un touriste sur l'heure du dernier train («téléchargez CityMapper»), achète un pass et deux voyages pour un vieil homme qui panique devant l'automate et je rentre chez moi.

Ma-Su à Nemours puis shorts pour H. qui a perdu une ou deux tailles. Retour. Chaleur. Désœuvrement.

Je ne sais plus exactement comment l'idée a germé, mais nous sommes allés essayer des voitures, avec notre cahier des charges étrange, la jambe raide de madame mère (en reculant au maximum le siège passager, la jambe raide de la hanche au talon passe-t-elle la porte? la diagonale entre le fond du siège et la charnière de la porte est-elle assez longue?) et le poids qu'il est possible de tracter (au minimum une remorque de LS4) avec la voiture. Dans la mesure du possible, pas de SUV. Plus quelques babioles qui tiennent à cœur à H., comme le carplay et le régulateur de vitesse adaptatif.

Nous découvrons que le temps a passé. Ces deux dernières fonctionnalités qui étaient des options il y a dix ans sont désormais en série. Les avertissements/avertisseurs en tous genres (les bips quand vous roulez à 81 alors que la voiture vient de passer un panneau 80, par exemple) correspondent à de nouvelles normes depuis deux ou trois ans et sont inévitables: charge au conducteur qui le désire de tout désactiver chaque fois qu'il démarre. Il n'y a plus de pures essence (non je ne dirai pas thermiques), les voitures sont soit hybrides rechargeables, hybrides non rechargeables ou totalement électriques. C'est une chose de l'entendre à la radio, c'est autre chose d'en prendre réellement conscience dans une concession: quelle adaptation industrielle en quelques années. Nous sommes réellement en train de quitter le monde de nos grands-parents. Je suis impressionnée.
Dernier détail: il n'y a plus de plaquettes sur papier glacée, c'est désormais interdit. Toute la doc est en ligne. Peugeot nous l'imprime, Toyota nous en montre les grandes lignes à l'écran.

Peugeot 308 ou Toyota Corolla.
Je ne suis pas du tout pressée de me lancer dans cet achat. En réalité il me paraît inutile et dangereux pour l'équilibre de notre budget. Certes il est impossible d'aller chercher des amis à la gare avec notre voiture actuelle, mais cela demande simplement de s'organiser. Je peux facilement trouver quelqu'un pour échanger nos voitures le temps d'un week-end. Pour déplacer Madame mère, il nous suffit d'un taxi. J'espère réussir à retarder de trois ou quatre ans l'achat d'une seconde voiture.
Et alors tout sera à recommencer car les modèles auront changé.

vendredi 13 juin 2025

Retraite

Déjeuner avec Z. Cela faisait un moment qu'on ne s'était vu.

Ce qui m'étonne, c'est qu'avec un an de moins que moi, il attend la retraite. «Carrière longue», me dit-il. Carrière longue, certes, mais pour moi, carrière longue, c'était ma tante avec un certificat d'études dans les années 60. C'est un terme que je confonds facilement avec «pénébilité», les personnes qui travaillent à l'extérieur ou en horaire décalée ou soulèvent des charges. Mais Z., partir pour carrière longue? Comme c'est bizarre.
En réalité, dès qu'on discute, on se rend compte qu'il s'agit bien de pénibilité au sens de démoralisation. Manque de motivation, collègues sans intérêt, boulot trop bien maîtrisé. Ennui.

Perso, je redoute le moment où je n'aurai plus rien d'autre à faire qu'à manger des Tuc dans mon canapé en regardant Netflix (oui, je sais, on est censé s'investir dans le bénévolat, aller au musée et parcourir la planète. L'idée d'aller promener ma tête blanche parmi les têtes blanches me déprime.)
Pourvu que j'ai mon diplôme de pilote, que je puisse voler un maximum avant soixante-dix ou soixante-quinze ans.

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Actualité : Cette nuit, Israël a bombardé l'Iran.

mercredi 11 juin 2025

Un laps

— Ce qui me rend triste, c'est que du point de vue du photon, il meurt au moment de sa naissance. Il traverse l'univers, mais de son point de vue, sa durée de vie est nulle.
— Mais non, ne dis pas ça: c'est juste que le photon atteint le nirvana.

mardi 10 juin 2025

Chemin des écoliers

— Ça te dit une pizza chez Gemma?

Oui, bien sûr. C'est toujours aussi bon, ils sont toujours accueillants (plutôt que vous jeter sans vous regarder, ils vous laissent vous asseoir à 18h30 et prendre un verre en vous prévenant à quelle heure il faudra partir pour laisser la place aux clients qui ont réservé) et nous passons un bon moment.

Nous ratons le 20:16 de deux minutes. Pas grave, cela permet de s'assoir dans un train vide et choisir sa place.

20:46. Départ. Le train est plein.
Quelques minutes plus tard, annonce : une voiture est tombée sur les voies vers Combs-la-Ville, donc nous allons faire un détour par Évry et suivre la Seine entre Évry et Melun. Quand ce détour est prévu (les weeks-ends de travaux, par exemple), cela prend vingt minutes; là, en gestion de crise, quarante.
C'est parfait, la SNCF a réagi et nous allons rentrer chez nous. Mais c'est long, très long; je ne comprends pas pourquoi il est aussi insupportable de rester assis vingt minutes de plus. Objectivement ce n'est rien, et pourtant c'est pénible.

Le plus dommage, c'est que tout le bon moment passé au restaurant s'efface, s'oublie. Quel dommage que la mémoire ne sache pas mieux retenir les bons moments.

lundi 9 juin 2025

Le mari de la coiffeuse

— Je me suis séparée de mon mari.
— […]
— Maintenant je fais du coaching. J'ai suivi une formation de coach chamanique, ça m'a ouvert les yeux et en novembre, je lui ai dit, «je veux divorcer.»
— Le pauvre...
Ça m'a échappé, j'imagine le type qui ne s'attendait à rien, qui laissait sa femme suivre ses formations de coupe énergétique et de coaching chamanique en se disant que ça lui faisait plaisir et ne portait pas à conséquence.
— Au début ç'a été dur, mais mes cours de coaching m'ont beaucoup aidée à l'accompagner.


Commentaire de H.:
— Il est peut-être mieux sans cette folle.
— Oui, mais lui ne le sait pas.
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